Journée Canal de Savière et Lac du Bourget – Mardi 30 mai 2017

Le départ a lieu devant l’Intermarché de Bourg en Bresse. Nous nous retrouvons à l’heure prévue pour la journée plein air. Anne, Nicole S, Nicoletta, Dolly, Brigitte et sa maman Monique, Patrick, Evelyne, Laurence, Josette, Nedja, Noëlle et Jean-Louis sont là.

Ouf , il ne manque personne.

La répartition dans les voitures se fait et nous prenons la route d’Ambérieu, puis nous suivons la vallée de l’Albarine. En passant nous admirons le beau collège de St Rambert. La lenteur d’un convoi exceptionnel, met notre patience à l’épreuve. Nous découvrons à Culoz qu’il transportait un vieux wagon de chemin de fer. Sans doute une nouvelle acquisition pour le musée de la SNCF qui se met en place…

 

Deux heures après notre départ, nous arrivons enfin au camping de Chanaz où nous pouvons nous dégourdir les jambes, boire un peu et nous organiser. Le bateau part à 14h30 ce qui nous laisse le temps de faire une promenade avant de prendre notre repas tiré des sacs.

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Derrière Brigitte qui connait les lieux, nous suivons le vieux chemin de halage le long du Rhône entre le canal de dérivation et le lit principal. Nous sommes accompagnés d’un vent doux et bienfaisant, des chants des oiseaux, en particulier ceux du rossignol Philomèle, du pinson et du troglodyte ; sans oublier les oiseaux des îles et des eaux dont nous ne connaissons pas les mélodies.

Au loin, sur le Rhône, nous apercevons des cygnes qui déambulent au fil du courant. La chaleur développe les senteurs des herbes et des plantes. Nous découvrons ainsi l’origan et les pimprenelles qu’Evelyne nous fait toucher.

Au bout d’une demi-heure, nous revenons sur nos pas.

Nous sommes heureux de retrouver l’ombre de l’abri ombragé où nous prenons un repas bien mérité tiré des sacs.

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Enfin, le moment arrive pour embarquer sur le pont supérieur du bateau. Le soleil est ardent. Nous nous installons aux places d’où nous pouvons bien voir le paysage et entendre les commentaires du guide, capitaine du bateau.

Nous commençons par le petit village de Chanaz perché au-dessus du canal. Le capitaine du bateau nous apprend qu’il était à la frontière des royaumes de Savoie, Piémont-Sardaigne et la France. D’où l’existence d’un poste de douane et de divers bâtiments officiels le long du canal.

On ne connaît pas exactement l’origine de son nom « canal de Savière » …

A-t-il été construit par les hommes, est-il le résultat du surgissement des Alpes ou des périodes de glaciations ? Il semble toutefois que la régularité de son gabarit et sa profondeur en ferait une œuvre humaine, nous affirme notre capitaine.

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Au long du chemin, nous découvrons la voie romaine qui date de Jules César (52 ans avant notre ère), On peut apercevoir quelques belles maisons dispersées le long des rives. Tout d’un coup notre guide nous annonce que 4 bébés cygnes bien protégés par leurs parents sont là entre notre bateau et un autre, plus petit, qui nous croise. Nous les frôlons et apprenons que les cygnes en couple sont fidèles jusqu’à leur mort, qu’ils vivent 30 ans environ et, qu’avant de se « marier », ils vivent en bande comme de joyeux célibataires.

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Le commandant nous dit que nous naviguons à 6 kilomètres heure ce qui nous donne le sentiment d’une promenade paisible, sans soubresaut. Maintenant nous débouchons sur le lac du Bourget entourés de belles étendues de roseaux.

Le guide nous décrit alors sur notre gauche un village bordant le lac. Son château, le Château de Châtillon, surplombe la rive. Au pied de ce village, la statue de Lamartine nous rappelle que ce grand poète français a vécu un amour passionné avec Julie Charles en ces lieux.

Amour qui lui inspira le fameux poème « Le Lac ».

 

Le temps passe. C’est le moment de rentrer. Nous virons à bâbord pour retrouver notre canal. Mais avant, notre lac nous réserve encore quelques surprises. Nous entendons les chants ou les cris des oiseaux que notre capitaine nous décrit. Ce sont les foulques au bec blanc, les poules d’eau au bec rouge et les échassiers dans les roseaux. Notre guide nous montre un groupe de jeunes cygnes formant une bande de célibataires dont il nous avait parlé auparavant.

Nous voici à nouveau dans le canal. Notre capitaine nous parle des castors qui ne sortent pas le jour. Il décrit les souches des troncs qui ont été coupés par ces mammifères. L’écorce des arbres est leur nourriture principale. Pendant ce temps, quelques uns d’entre nous sont descendus sous le pont inférieur trouver un peu de fraîcheur et se reposer à l’ombre du soleil.

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Nous voici à l’embarcadère de Chanaz où un groupe débarque. Notre guide nous explique alors le rôle des écluses qui maintient le niveau d’eau constant en période de pluie ou de sécheresse. Ce système permet la navigation dans les deux sens. C’est le seul canal en France qui a cette caractéristique. Et nous arrivons au port du camping d’où nous étions partis. Un peu fourbus, pleins de soleil et de chaleur, nous remercions nos guides de leur aide avec une mention spéciale pour Brigitte qui a organisé cette sortie…un parcours sans faute.