La roseraie du Parc de la tête d’Or – Le mardi 6 juin 2017

 

Article proposé par Anne RENOUD

Nous étions 17 à répondre présents pour suivre la visite commentée par Monsieur GRIENAY, botaniste du Parc.

Comme d’ordinaire, notre visite débute devant la grande serre pour passer devant le magnifique magnolia d’été, ses fleurs de couleur crème, grosses comme des pomelos ont un parfum légèrement citronné. Monsieur GRIENAY rappelle l’ouverture du parc en 1796. Les Canuts au chômage ont creusé le lac actuel et ils ont réparti la terre sur 1,5m sur les jardins. La première roserai est ouverte en 1860 et jusqu’en 1914, on trouve de nombreuses roseraies à Lyon et dans les communes voisines. Aujourd’hui, le parc compte trois roseraies : la plus grande, la roseraie internationale, la roseraie d’expérimentation ; c’est à Lyon que sont créées les nouvelles variétés de roses grâce à la méthode d’hybridation. Ces nouvelles roses font parties du groupe des roses modernes. Tous les botanistes ne sont pas toujours d’accord mais l’on peut dire qu’à partir de 1867, l’appellation de roses modernes est donnée aux rosiers hybrides. Si vous souhaitez tenter l’expérience, choisissez deux très jolies roses de deux variétés différentes. Retirez les étamines de la premières, ce sont les organes mâles et déposez le pollen de la deuxième. Pour vous assurer que la rose ne sera pas pollinisée par une autre fleur, enfermez la rose dans un sac en papier et oubliez là quelques jours, la rose va se faner. Comme toutes fleurs, elle va donner un fruit, le cynorhodon. Dans le fruit se forment des graines. Mettez une graine dans chaque pot et patientez, de nouveaux rosiers tous différents les uns des autres vont être ainsi créés. Attendez une quinzaine d’années avant que vos rosiers donnent une floraison stable et donnez-leur un nom !

Nous vous avons annoncé 3 roseraies dans le parc de la Tête d’or, la troisième est la roseraie historique. C’est celle que nous visitons ce 6 juin matin. Nous sentons, nous touchons avec précaution la délicatesse des pétales. Les fleurs sont petites avec une seule rangée de pétales. Leur parfum est très variable d’une variété à une autre. La rose Bourbon, première rose née d’une hybridation naturelle à l’île Bourbon ancien nom de l’île de la réunion. Les colons européens ont emporté entre autres, des rosiers de leurs jardins. Les asiatiques feront la même chose. C’est la proximité de ces deux espèces que naîtra une rose plus volumineuse avec plusieurs rangées de pétales. Naturellement les roses sont blanches, rouges et en passant par tous les dégradés du rose. C’est à partir de 1900 que nait la rose jaune.

Grâce aux connaissances et à la passion de Monsieur GRIENAY, le rappel historique complété par la description de la beauté d’un tel lieu furent un enchantement et un instant parfait.

Nous avons passé une matinée très intéressante ou chacun d’entre nous a pu prendre le temps de toucher et d’humer le parfum si varié des roses.

Un grand merci aux accompagnateurs qui nous ont permis de déambuler aisément dans le parc.